Les animaux ne sont pas à côté des cultures
Porcs et lapins sont la pièce qui fait tourner toute la ferme. Ils fournissent une viande à vendre, mais surtout la matière première du compost et des traitements foliaires. Sans eux, il faudrait acheter des engrais — et la boucle s’arrêterait.

Les porcs
Les porcs sont logés sur dalle bétonnée lavable, sous un abri largement ouvert qui laisse passer l’air sans laisser entrer la pluie battante. Chaque loge dispose d’une aire de couchage paillée et d’une aire de déjection en pente, raclée deux fois par jour.
L’alimentation associe une base céréalière locale aux écarts de tri du verger et aux épluchures de l’atelier de transformation — des fruits parfaitement sains, simplement trop mûrs ou trop marqués pour la vente. Rien de ce qui sort du poste de conditionnement n’est jeté.
- Aire de couchage paillée et aire de déjection séparées
- Raclage biquotidien : le lisier part directement à la plateforme de compostage
- Alimentation complétée par les écarts de tri du verger
- Registre d’élevage par loge : entrées, soins, poids, sorties
Les lapins
Les clapiers sont montés sur caillebotis, surélevés, à l’ombre et largement ventilés — un lapin supporte mal la chaleur et encore plus mal l’humidité stagnante. Chaque cage donne sur un couloir de service pour que l’observation quotidienne prenne quelques minutes, pas une heure.
Sous les caillebotis, des plaques inclinées séparent les crottins de l’urine. Les crottins, secs et très azotés, rejoignent l’andain de compost. L’urine s’écoule vers un bidon fermé où elle fermente trois semaines avant de devenir notre traitement foliaire.
- Clapiers surélevés, ombragés et ventilés en permanence
- Séparation crottins / urine dès la sortie de la cage
- Fourrage vert quotidien, complété en granulés
- Fiche par cage : portées, sevrages, état sanitaire
Ce que nous nous imposons
Un animal stressé mange mal, grandit mal et tombe malade. Le bien-être n’est pas seulement une question de principe : c’est la condition pour que l’élevage produise à la fois de la viande correcte et une matière fertilisante saine.
Eau propre en permanence
Abreuvoirs vérifiés matin et soir, nettoyés chaque semaine.
Air et ombre
Bâtiments ouverts, orientés pour capter la brise, jamais en plein soleil.
Densité maîtrisée
De la place pour se coucher, se retourner et s’éloigner des autres.
Observation quotidienne
Une tournée par jour, animal par animal. Un problème vu tôt se règle sans médicament.
Alimentation saine
Base locale, fourrage vert, écarts de tri du verger. Aucun facteur de croissance.
Manipulation calme
Pas de cris, pas de bâton, des couloirs pensés pour que l’animal avance de lui-même.
Ce que produit un élevage, au-delà de la viande
| Ce qui sort | Où ça va | Pourquoi |
|---|---|---|
| Lisier de porc + litière | Andain de compost | Apporte l’azote et la masse ; la litière paillée fournit le carbone. |
| Crottins de lapin | Andain de compost | Très concentrés en azote, ils accélèrent la montée en température. |
| Urine de lapin | Traitement foliaire | Fermentée puis diluée : apport azoté et répulsif contre certains ravageurs. |
| Écarts de tri du verger | Alimentation des animaux | La boucle se referme : le fruit invendable revient nourrir ceux qui nourrissent l’arbre. |
Vendue sur réservation, tracée comme les fruits
Nous ne faisons pas de volume : la production est calée sur les commandes des bouchers, des restaurants et des familles du voisinage. Chaque animal est identifié, et son registre suit la découpe.
Porc fermier
Carcasse entière ou découpe selon la demande. Délai de réservation d’environ trois semaines.
Lapin fermier
Prêt à cuire, de 1,2 à 1,6 kg. Disponibilité régulière toute l’année.
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Particuliers, grossistes, transformateurs, écoles et hôpitaux : dites-nous ce dont vous avez besoin. Nous répondons sous 48 heures.